Journal à quatre mains

Octobre 2006

Hyperion

5 Octobre 2006 à 9h12
Jusqu'où ? Jusqu'où peut aller une intensité ? Jusqu'où allons nous la porter ? Jusqu'où va-t-elle nous porter ? Il y a quelques jours des scientifiques ont découvert « Hyperion » , un Séquoia, le plus grand arbre du monde, 115,5 mètres…. Il a 700 ou 800 ans, il grandit encore… (...)

Retour

5 Octobre 2006 à 13h49
. Dimanche soir Retour de week-end. Longue route qui m'éloigne de toi, qui me rapproche de moi. Qui m'éloigne de cette ardeur, qui me permet de reprendre souffle. La route est longue, lisse, fluide, paisible. Et la musique qui la rythme. Je me sens pleine, nourrie, rassasiée, sereine. Et puis je regarde, je vois à nouveau. Autour de moi. Les prés, les vaches, les arbres, le ciel. Ta présence efface tout le reste. Ton absence habite mon présent, l'enlumine. Alors le ciel... Juste pour moi, pour mon arrivée chez moi a déployé une féérie... Un immense arc-en-ciel ceinturant un ciel gris-jaune (...)

Non peut être?

6 Octobre 2006 à 9h04
Il y a des jours "alors" où il n'y a pas de mots pour le dire... Non, peut être? (...)

Gazelle

8 Octobre 2006 à 10h00
Je regarde un film avec C, C et C... Un film pour adolescente sur une adolescente qui parle d'adolescence... L'héroïne revient d'afrique où elle a vécu de nombreuses années. Elle parle des Gazelles. " C'est fragile les Gazelles." Bien sur , c'est évident... Elle court, elle saute, elle joue, elle s'amuse, elle est calme, elle se repose, elle est triste ou gaie, elle pleure ou elle rit... Mais elle est aussi fragile. Tortue, ne l'oublie pas! (...)

Otani

13 Octobre 2006 à 14h42
De l'eau Des Japonais Des pas japonais dans l'eau Des pas sur l'herbe. De vieux arbres vert de gris Un ciel gris et vert De feuilles et de brume Un serpent Zen coule jusqu'à sa chute Un pont rouge et rond Un baiser rond Sur ton front rouge De froid et de chaud Ton obi est mon bras Accoudés nous regardons Le temps qui passe (...)

Le gâteau

25 Octobre 2006 à 13h44
Je veux t'offrir mon gâteau. Parce que je le trouve bon et magnifique. Il me procure tant de plaisirs que je voudrais les partager avec toi. Et toi tu n'en veux pas. Tu me dis que ce gâteau est fait d'une farine qui ne te convient pas. Que la crème semble indigeste. Que tu n'aimes ni la forme, ni la couleur. Et tu ne veux pas le goûter. Bien sûr, tu en as tout à fait le droit. Mais je suis triste. Et je ne peux m'empêcher de t'en vouloir de ne pas l'aimer, ni même de vouloir le goûter. T'en vouloir de me montrer que je n'ai même pas vu que la crème était trop artificielle. T'en vouloir de (...)

Le ciel

26 Octobre 2006 à 13h47
Ce soir pas de communion avec toi, alors le ciel... Je communie avec son bleu. Et comme je ne peux pas voir le soleil d'où je suis, je demande aux nuages de me le raconter. Et ils me disent son rouge par leur embrasement, et ses oranges. Et je pense au rouge de notre passion. Et s'éloignant, ils me disent aussi le gris du manque et de l'absence. Et je pense au sombre de nos déchirements. Et plus loin là-bas, un bout de ciel d'une luminosité sublime, saphir. Et je pense à cette joie légère qui brille en moi, quand tu es là. (...)

Le téléphone

27 Octobre 2006 à 13h45
21h30 Le téléphone sonne. Je cours. Qui cela peut-il être, si tard. (un vague petit coquin d'espoir tout timide, bien caché, quand même). "Allo"... Ta Voix. Toi. Eclat de rire. Joie. Je ne t'attendais pas. Cela faisait une heure qu'on ne s'était pas parlé. Nous ne nous étions téléphoné que cinq fois; Nous n'avions passé que trois? quatre? heures à nous écouter aujourd'hui. Et là maintenant, de nouveau Ta voix, Toi... et la joie de t'entendre! Joie, à chaque fois renouvelée! (...)

Pour moi?

31 Octobre 2006 à 14h26
C'est pour moi ? Je me retourne, je regarde à côté. Non, pas de doute possible, c'est bien pour moi. Alors. Alors je me sens presque tout petit, intimidé. Comme si j'avais réussi à décrocher la Lune, et que cette exploit me gêne, me fasse rougir. Non, pas de honte, non. Rougir de plaisir. J'ai envie de rire dans tes bras. (...)